Un tirage de tarot, position par position

Publié le 6 août 2026 · par Hélène Delongcourt

Un tirage de tarot, position par position
En bref

Dans un tirage, une carte ne veut rien dire seule : elle est lue par la place qu’elle occupe. Comprendre à quoi sert une position vaut mieux que mémoriser soixante-dix-huit significations.

La position avant la carte

Un tirage est d’abord une grille : chaque emplacement reçoit à l’avance une question, et la carte qui tombe dessus y répond. La même carte posée en « ce qui est déjà là » et en « ce qui vient » ne se lit pas de la même façon, parce que ce n’est pas la même question qui lui est posée.

C’est la raison pour laquelle les listes de significations, prises isolément, servent si peu. Elles donnent le vocabulaire, jamais la grammaire, et c’est la grille qui fait la grammaire.

Trois cartes : la grille la plus employée

La disposition la plus courante compte trois positions, souvent lues comme passé, présent et avenir. Une variante plus utile en pratique remplace cette lecture chronologique par « la situation », « ce qui la freine » et « ce qui l’aide », qui donne une matière plus exploitable.

Le choix entre les deux se fait avant de tirer, jamais après. Décider du sens des positions une fois les cartes retournées revient à choisir la question en fonction de la réponse, et le tirage perd toute tenue.

La croix celtique, et pourquoi elle est difficile

La croix celtique compte dix positions, dont plusieurs se répondent deux à deux : ce qui couvre et ce qui contrarie, le passé récent et le futur proche, l’image que l’on a de soi et celle que les autres renvoient. Sa difficulté ne tient pas au nombre de cartes mais à ces couples, qui demandent d’être lus ensemble.

C’est un tirage tardif dans l’histoire du tarot : il se diffuse à partir de publications occultistes anglaises de la fin du XIXe siècle, et non depuis les jeux italiens de la Renaissance.

Arcanes majeurs et mineurs

Un jeu complet compte soixante-dix-huit cartes : vingt-deux arcanes majeurs, qui portent des figures nommées, et cinquante-six arcanes mineurs répartis en quatre séries. Beaucoup de tirages n’emploient que les majeurs, ce qui rend la lecture plus lisible mais aussi plus tranchée, chaque carte pesant alors davantage.

Le tarot est né au XVe siècle en Italie du Nord comme un jeu de cartes, avec des règles de levées. Son usage divinatoire est attesté à partir de la fin du XVIIIe siècle en France, soit près de trois siècles plus tard : c’est un usage second, greffé sur un objet qui existait déjà.

Questions fréquentes

Peut-on retirer si le tirage ne plaît pas ?

Rien ne l’interdit, mais cela vide l’exercice de sa fonction. Un tirage sert à s’arrêter sur une configuration ; le refaire jusqu’à obtenir celle qu’on voulait revient à ne s’arrêter sur rien.

Les cartes à l’envers changent-elles le sens ?

Selon les écoles. Certaines lisent une carte inversée comme un affaiblissement ou un blocage, d’autres ne tiennent aucun compte du sens. Ce point se décide avant de tirer, comme le sens des positions.

Faut-il un jeu particulier ?

Les deux familles les plus répandues sont le Tarot de Marseille et le Rider-Waite, dont les arcanes mineurs sont illustrés de scènes, ce qui facilite l’apprentissage. Aucune n’a de supériorité démontrée : elles proposent deux vocabulaires visuels différents.

Ce guide explique une pratique et son histoire. Il ne contient aucune prédiction, ne remplace aucun avis médical, juridique ou financier, et ne renvoie vers aucune consultation payante.

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L’auteur

Hélène Delongcourt

J’écris ce site seule. Je m’intéresse aux arts divinatoires par un angle qu’on emprunte rarement : celui du calendrier. Lunaisons, saisons, dates de naissance, heures qui se répètent — presque toutes ces pratiques sont d’abord des façons de découper le temps, et c’est par là que je les explique. Je ne prédis rien, je ne vends aucune consultation et je ne mets personne en relation.

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